Bonfils Niyongere, Journaliste Burundais

Hier c’était la Liberia, le Sierra Leone et l’Afrique du sud.  Aujourd’hui le Burundi et la Somalie sont à la une des rapports internationaux. La république démocratique du Congo quant à lui ce n’est plus un secret de polichinelle les violations des droits de l’homme s’y commettent du jour au lendemain depuis le début des guerres fratricides des années 1995 et 1996 dans la région des grands lacs.

En Afrique du sud après l’apartheid c’était l’espoir de retour d’un état de droit mais la corruption et les violations des droits de l’homme à l’endroit des émigrés de l’Afrique noir pour chercher du travail dans ce pays assimilé à l’Europe sont souvent fréquents. En Somalie c’est l’absence de l’éducation et des soins de santés depuis le début de la guerre en 1990. Aujourd’hui on y rapporte les violations des droits de l’homme commises par certains des militaires du contingent AMISOM, surtout les violences sexuelles basées sur le genre. Ces cas de violences sexuelles basées sur le genre ont été rapportées par Human Right Watch en janvier 2015 sur le contingent burundais.

Pour le Burundi, les violations graves des droits de l’homme sont multidimensionnelles et ne cèssent de se commettre jusqu’aujourd’hui. Dans les années qui ont suivi l’obtention de l’indépendance en 1962, il ya eu des crises identitaires et des tueries aux dynamiques génocidaires. Nous citerons entre autre les massacres de 1965 dans les communes de Bukeye, Bugarama et Busangana ;en 1972 des massacres aux dynamiques génocidaires contre les Tutsi, une des composantes sociale du peuple burundais, suivi d’une répression aveugle du pouvoir ;en 1988 toujours des massacres aux dynamiques génocidaires contre les tutsi dans les communes de Ntega et Marangara au nord du Burundi; en 1991 une attaque du palipe-hutu avec la même cadence, celui-ci soutenu par le Rwanda de Habyarimana se réclamait en quête du pouvoir selon leur révendication prise en otage par une minorité tutsi. Le drame survient alors en 1993 avec l’assassinat du président Ndadaye. Le pouvoir du FRODEBU commet alors le génocide contre les tutsi et les hutu membres du parti Uprona ou modérés. Celui-ci a été reconnu par le rapport des enquêteurs des Nations Unis en 1996. Pour ce crime imprescriptible impardonnable et inamnistiable, les accords d’Arusha y ont consacré l’impunité.

Cette démarche politico diplomatique qui a accordé l’amnistie aux génocidaires qui sont par après devenu gestionnaires de la république c’est ça la cause profonde des malheurs qu’endure les burundais aujourd’hui avec tous les rapports sur les graves violations des droits de l’homme qui se commettent depuis Avril 2015.
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Après le mois d’Avril et avec le forcing électoral de Pierre Nkurunziza , le pays est plongé dans une crise qui a fait plus de 2000 morts 8000 prisonniers et plus de 260.000 refugiés.  Le pouvoir de Bujumbura continue de traquer les refugiés burundais dans leur milieu d’éxil. Nous pouvons noter le carnage de Kamanyola au Congo, les graves violations des droit de l’homme à l’ endroit des demandeurs d’asile de Bukiriro en Tanzanie et les ménaces d’attaques qui pèsent sur les refugies de Nduta dans le district de Kibondo en Tanzanie. Les autorités ne cèssent de chanter que la paix règne sur toute l’étendue du territoire et que le pays n’a même pas besoin des aides extérieures. Avec un fier dédain, ils organisent des manifestations contres tous les organisations qui dénoncent le ca ne va pas au Burundi ou qui fais un clin d’oeil aux gouvernants et aux miliciens imbonerakure.

Ils jettent également leurs torts aux pays voisins tel que le Rwanda et les pays occidentaux en particulier la Belgique. Dans leurs manifestations, ils n’hésitent pas à injurier les nations unies, chaque fois qu’il ya un rapport qui dénonce les graves violations des droits de l’homme, le gouvernement de Bujumbura recours à des manifestations. Donc les manifestations sont devenues le modus opérande du régime sanguinaire de Bujumbura.

Le pays qui avait un taux de croissance économique faible est aujourd’hui classé dernier au monde. A cause de l’entêtement de Bujumbura de coopérer avec les  puissances occidentales et les nations unies le pays va sombrer bientôt dans un isolement diplomatique  et avec son retrait dans la convention de Rome qui a mis sur pied la cour pénale internationale de la Haye. Si la communauté internationale ne fait pas son mieux pour sauver les burundais, rien ne l’empêchera de conduire le pays aujourdhui en descente aux enfers et incessamment vers le gouffre.

( Read this post in English here.)

One thought on “Les graves violations des droits de l’homme au rythme saccade en Afrique.

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